
« Bonjour Catherine ! Tu viens de retomber sur un casse-tête, il me semble
- Bonjour Rose, es-tu venu m’aider ?
- Oui et avec grand plaisir.
- Jean Baptiste et Marc Augustin COURAGEUX m’ont demandé de résoudre, ou tout au moins de comprendre le problème. Les jumeaux ont un frère utérin Charles Joseph TAVERNIER.
- Je vois très bien de qui tu parles. Il est né à Lillers le 14 mars 1781, son père est décédé la même année. Il avait 8 ans quand sa mère a épousé Edmé François COURAGEUX.
- Exactement, Rose, le souci vient bien plus tard. Il a une enfance normale avec ses frères. Ils vivent tous à Saint Omer au dessus de la boutique de leur parents.
- Il se marie en 1807 avec la charmante Françoise CADET . Ils ont 3 enfants : François en 1808, Jean Baptiste en 1809 et Anne en 1811. Ca se complique au décès de Charles.
- Comment ça ?
- Tu es bien pressée Rose, calme toi, j’y arrive. Je recherchais les décès des COURAGEUX sur la commune de Saint Omer quand je suis tombée sur cet acte : En l’an mille huit cent trente le 3 décembre (… …) est décédé Charles COURAGEUX, serrurier, époux de Françoise CADET, fils Charles COURAGEUX et d’Angélique GANTIEZ…
- Que trouves-tu de bizarre dans cet avis ? Et qu’elle est la relation avec Charles TAVERNIER ?
- Il n’y a pas de Charles Courageux né à Lillers, fils de Charles Courageux et d’Angélique Gantiez mais un Charles TAVERNIER fils de Charles TAVERNIER et d’Angélique GANTIEZ. J’en ai donc conclu que les témoins ont fait une déclaration erronée à l’Etat Civil.
- Mais Catherine, ne penses-tu pas que son épouse et ses enfants auraient réagis ?
- Nous ne savons pas quelles peuvent être les réactions des proches. De toute façon, je continue mes recherches. Je vais peut être trouver un certificat de décès à son nom où la naissance d’un Charles Courageux à Lillers. Qui sait !
- J’ai été ravie de discuter avec toi ! Rappelle-moi à l’occasion.
- Je n’y manquerai pas Rose.


Sympa ce dialogue entre Rose et Catherine ! C’est rare !
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Une énigme !
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Nous sommes tous « accros » aux actes, et nous pensons que ce qui s’y trouve est gravé dans le marbre ! Tomber sur une erreur, à une époque où l’état civil semble bien installé, est fort troublant. Mais il y en a, car beaucoup de choses étaient encore orales. L’identité de la grand-mère en lieu et place de celle de la mère, le nom du beau-père à la place de celui du père… Et nous voilà parti(e)s sur des heures de recherches, agrémentées de quelques maux de tête… Quant aux réactions des proches au moment d’un enterrement… Ont-ils vraiment écouté la lecture de l’acte ? Pouvaient-ils le relire ? Puis arrive le moment où on ne peut que se dire : l’acte contient des erreurs ! Mais c’est un long parcours avant d’arriver à cette conclusion. Bonnes recherches.
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Merci pour ton témoignage. Les archives du Pas de Calais m’ont donné une adresse pour le faire rectifier mais je n’ai pas l’intention de le faire. Je laisse le passé au passé.
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