
Céleste Bourgeois née Watteble
Oui, j’ai connu la Tante Céleste mais j’en ai aucun souvenir. Il faut dire qu’elle est décédée en 1969, j’avais 12 ans. Pourtant, je l’ai rencontré à maintes occasions.

Enfin, l’une des images qui m’est la plus chère la montre aux côtés de ses sœurs Marie Zénobie et Zélie Berthe. Devant elles, ma sœur Nadine et moi posons, sans imaginer que, des décennies plus tard, ces photographies deviendraient de précieux témoins de notre histoire familiale.
Céleste est née à Gravelines en 1893. Elle est la huitième sur dix enfants dont six vivants. En 1913, elle épouse mon grand oncle Gaston Bourgeois. Gaston après la guerre a travaillé à la SNCF. Ils vivaient à Saint-Pol-sur-Mer près de Dunkerque. Veuve en 1955, elle ne perd pas de vue sa belle-famille. J’ai plusieurs photographies la montrant avec des membres de ma famille : ses neveux et nièces, sa belle-sœur ma grand-mère et avec ses sœurs.
Gaston et elle n’ont pas eu la chance d’avoir des enfants mais je les vois bien entourés.
Je me souviens aussi d’une promenade avec mon oncle Georges. Il m’avait montré la maison où vivaient Gaston et Marie Céleste. Ce souvenir, pourtant très simple, donne aujourd’hui une dimension particulière aux photographies. Les lieux prennent vie, les visages retrouvent leur histoire. Il était de toutes les réunions de famille de sa chère tante.

Une autre image me tient particulièrement à cœur. Georges et Marie Céleste apparaissent à la fenêtre de la maison de ma grand-mère, à Lumigny. Un géranium est posé sur l’appui de la fenêtre. Marie Céleste n’étant pas très grande, la plante lui cache presque le sourire. Ce simple détail est devenu, pour moi, le souvenir de cette maison familiale.
Aujourd’hui, Marie Céleste n’est plus seulement un nom inscrit sur un acte d’état civil. Grâce à ces photographies, son sourire, son regard et sa présence continuent de traverser les générations.