Ellen Wint, ma bisaïeule

J’ai régulièrement entendu parler de cette ancêtre par mon oncle Georges mais, jusqu’à ce que je commence la généalogie, cette personne est restée très abstraite pour moi. Oui, elle était anglaise, de la bonne société Londonienne, elle participait à des chasses à cours… Légende ou réalité ?!!

Je ne vais pas recopier ce que j’ai déjà noté dans les quelques chroniques où elle est décrite mais, en fin de texte, je vous donnerai les liens pour les découvrir. Au fur et à mesure de mes recherches sur des membres de sa famille, j’ai découvert d’autres parcelles de sa vie.

Ellen est née à Boulogne sur Mer en 1840 d’un père militaire anglais et d’une mère fille d’un médecin en Jamaïque. Les grands-parents d’Ellen étaient également de Jamaïque. Planteurs, après l’abolition de l’esclavage, ils sont revenus vivre dans le vieux monde d’abord à Boulogne sur Mer en France puis en Angleterre.

Sa mère Maria Roe se remarie en 1851 et ils partent vivre en France, elle a 12 et 15 ans quand naissent Maria et Jules Charlesson. Elle retourne en Angleterre en 1859 surement pour un mariage arrangé par sa famille.

Ellen est une riche héritière et, selon le journal the Times and Harper, elle a été alpaguée par un capitaine de la marine marchande Patrick Beckett Bellew, un homme peu recommandable. Après avoir demandé la traduction de ces textes de l’Anglais en Français, je me suis aperçue de mon erreur. Il s’agit d’un journal satirique qui ne manque pas d’égratigner toute personne un peu connue qui passe près de leurs plumes. Le frère de Patrick, Francis caricaturiste installé en Amérique en a fait les frais. Ellen a eu deux enfants de cette union Francis et Maud. Patrick meurt en mer en 1869.

Elle épouse, par amour, mon arrière-grand-père Georges Henri Le Petit en 1870. Ils partent pour les Amérique peu de temps après les épousailles. Mon grand-père Georges William né à New York en 1871. Georges Henri a essayé de créer son entreprise en Amérique. Ils reviennent en France l’année suivante, fiasco ou mal du pays ?

Bien entamée lors des neuf années de vie avec son premier mari, sa fortune fond comme neige au soleil. Peintre décorateur son mari essaye d’implanter sa propre société à Calais. Son frère ainé Gustave, héritier de la société familiale à Boulogne sur Mer, est son fournisseur attitré et non un « donateur » comme je l’avais supposé. La correspondance entre les deux frères que j’ai obtenue par le descendant de Gustave me l’a confirmé. Ses tantes paternelles n’ont pas d’enfant, Ellen hérite d’elles et de son cousin mort sans héritier. Ces sommes d’argent vont renflouer le couple pour un moment mais j’ai l’impression que le succès n’a jamais été au rendez-vous. Pour arrondir les fin de mois, elle est tullière. Son mari n’est pas en bonne santé, Il doit souvent arrêter de travailler. Elle sera même capable, par amour, de supplier un oncle de son époux de leur prêter de l’argent pour qu’il puisse se faire soigner à Paris. Georges meurt en 1904 à 57 ans. Elle le rejoint en 1909. Ses enfants n’accepteront pas son héritage surement déficitaire.

Elle est née en 1840, son fils mon grand-père en 1871, ma mère en 1937 et moi en 1957. Mon grand père avait 66 ans à la naissance de sa fille et Geneanet a du mal à l’accepter.

Voici la liste des différentes chroniques où Ellen est cité :

Ellen Wint mon arrière-grand-mère

Gustave et Georges

Patrick Beckett, son premier mari

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