
Cela fait fait plus de cinq mois que je vis à cette époque. La France se relève petit à petit. Cette année une autre manifestation se déroule à Calais. Je vous rapporte un article lu sur l’un des ouvrages achetés à la Maison de la Presse :
« A Calais, La Ligue internationale pour l’Éducation Nouvelle fut créée en 1921 lors du premier congrès de l’éducation nouvelle à Calais.

La plupart des grands noms de l’éducation nouvelle sont présents à ce congrès : Adolphe Ferrière bien sûr, Jean Piaget, Maria Montessori et AS Neill qui fondera l’école de Summerhill quelques mois plus tard1. Marqués par les dégâts de la Première Guerre mondiale, il s’agit pour eux de lancer le grand projet d’une éducation internationale. Henri Wallon dira plus tard 2:« Ce Congrès était le résultat du mouvement pacifiste qui avait succédé à la Première Guerre mondiale. Il avait semblé alors que pour assurer au monde un avenir de paix, rien ne pouvait être plus efficace que de développer dans les jeunes générations le respect de la personne humaine par une éducation appropriée. Ainsi pourraient s’épanouir les sentiments de solidarité et de fraternité humaines qui sont aux antipodes de la guerre et de la violence. » C’est à l’occasion de ce premier congrès qu’est fondée la revue Pour l’ère nouvelle. »
Le collège Berthelot fut réquisitionné pour l’occasion.
Nous sommes le premier septembre, les jours raccourcissent de plus en plus, l’automne montre le bout de son nez. Il fait beau, le vent du nord a déserté la côte, le soleil darde ses rayons, je suis bien, je me rends au mariage de Charles COURAGEUX et de Germaine FAVART. Charles est encore sous les drapeaux, le conseil administratif de son régiment a autorisé cette union. La cérémonie civile s’est faite en petit comité, je me rends donc à l’église. Le père, les frères et sœurs du mariés, les oncles, tantes, cousins, cousines quelques soldats sont assis dans la rangée de gauche, à droite la famille de Germaine, sa mère, ses sœurs et même un oncle venu de Belgique pour célébrer cet évènement.

Nous nous sommes tous retrouvés sur un terrain « au Chemin Vert ». Le repas de noce y a été préparé. Chacun apporta un plat, une bouteille ou un dessert. Ces familles de journaliers n’étaient pas bien riches, l’entraide, le partage leu permettaient de fêter dignement les cérémonies. Après les félicitations d’usage je retrouve Charles et Germaine à l’écart.
« Bonjour Charles, Bonjour Germaine, Comment allez-vous ?
- Très bien me répond Charles, nous avons enfin pu nous marier. Que du bonheur après tant de souffrance. Durant ces dernières années, j’ai vu mourir ma mère, mon frère Edouard et le petit Eugène âgé de cinq mois.
- La vie peut nous réserver de grandes souffrances, mais d’autres moments, comme celui-ci, redonnent du baume au cœur.
- Vous avez raison Melle Rose, réplique Germaine. Mes parents n’ont eu que des filles et je suis la dernière. Mon père est né en Belgique, il est venu s’installer en France pour y vivre mieux. Il savait conduire une automobile, il a travaillé pour différentes entreprises Calaisiennes comme chauffeur.
Une petite fille d’environ trois ans s’installa sur les genoux de Germaine
- C’est notre petite Léona dirent en cœur Charles et Germaine.
- Elle est toute mignonne. Quels sont vos projets ?
- Dès que je serai libéré de mes obligations militaires, je vais chercher un emploi. Je suis le seul garçon encore vivant, je veux rendre fier de moi ma mère et ma chère et tendre.
- Je suis heureuse d’avoir pu discuter avec vous. Je vous souhaite tout le bonheur du monde. »
Installée à table près des mariés, j’ai pu participer à une fête bon enfant où le rire comme le vin coulent à flot, où la simplicité est de mise, où l’accent Belge se mêle à l’accent du Nord. J’ai vu dans les yeux de ce jeune couple un amour tellement absolu qu’il ne permettra à aucun autre sentiment de le supplanter. Discrètement, je m’éloigne de la fête, un taxi m’attend au bord de la route, je regagne mes pénates.
Charles et Germaine sont les grands-parents paternels de Catherine.
Dévidement j’adore Melle Rose !!!
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Merci
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Encore un excellent texte bravo Catherine, tu vous fais vraiment voyager, on en oublie souvent la généalogie
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Merci
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Un RDVAncestral bien raconté, comme d’habitude !
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Merci
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Comment nous passer des récits de Melle Rose ?
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Merci
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